07 novembre 2006
Ségolène, l'espoir d'une génération
Reçu de Julia Rochette à Marseille (rochette.julia@free.fr) pour les Jeunes Socialistes pour la Rénovation
Aujourd'hui vient l'heure du choix pour les militants socialistes que nous sommes. Le choix de celui ou de celle qui portera le projet socialiste devant les français À l'occasion de l'élection présidentielle de 2007. Dans ce débat, faire un choix responsable et constructif est un impératif pour les militants et responsables socialistes. Ségolène ROYAL, dans son approche bouleverse la donne. Tant et si bien que pour nous, c'est elle...
La première priorité de la période est le renouvellement du personnel politique. En effet, la désaffection démocratique et le constat d'un parti vieillissant, et donc incapable d'assumer la proximité nécessaire avec l'électorat jeune et populaire, nous amène tout naturellement à aspirer à un renouvellement du personnel politique, en particulier au sein du Parti Socialiste.
Ségolène incarne ce renouvellement. Entourée d'une équipe jeune, dynamique, elle permet de remettre en mouvement un parti qui oublie trop souvent l'essentiel : écouter, comprendre et penser les besoins de nos concitoyens. Ce mouvement autour de Ségolène a pu surprendre, il a pu choquer, mais une seule question se pose : est-il utile ? Oui, assurément.
Grâce à sa volonté de changer les choses, au sein même de sa famille politique mais aussi au niveau national, elle suscite l'adhésion là où les autres candidats ne survivent que de fidélité. L'adhésion au-delà des divisions sur le référendum, l'adhésion au-delà des motions du Mans, l'adhésion au-delà des écuries traditionnelles et des clivages historiques. Cette adhésion est précieuse : elle préfigure d'un vrai rassemblement du camp du progrès, derrière celle qui désormais l'incarne. Cette volonté de changement effraie les « éléphants », prêts à s'unir, malgré des divergences profondes et non dissimulées, au nom d'une « expérience gouvernementale de premier plan » - soldée par un échec - pour empêcher l'évolution naturelle et nécessaire d'un socialisme enfin tourné vers l'avenir.
Face à une droite décomplexée, incarnant la corruption et les « affaires », faisant la promotion d'une France terne et sans couleurs, Ségolène prône un discours de diversité, de solidarité et de modernité.
Tous les jours, la droite détruit le lien social et encourage les communautarismes, prône la violence économique et réprime les réponses du mouvement social, fais la preuve de son attachement à une politique du déséquilibre social et montre sa démagogie et son électoralisme. De ce constat, il faut tirer une évidence : nous avons un devoir de victoire, nous avons le devoir d'incarner l'espérance du changement et l'alternative. Plus que jamais, le Parti Socialiste doit donc enfin se montrer responsable et choisir « celui ou celle qui sera le mieux placé ». Dès lors, Ségolène s'impose à nous comme la plus crédible face à un Nicolas SARKOZY qui fait tout pour qu'elle soit éliminée... Quelle meilleure preuve de ses chances de victoire ?
Gagner, c'est avoir l'occasion, et l'obligation, d'appliquer collectivement le projet socialiste.
Pour ces raisons, elle a fait le choix de respecter ses adversaires d'un jour, pour ne pas s'user avant d'affronter ses adversaires de toujours. Ce choix, exemplaire, n'est pas partagé par ceux qui préfèrent parier sur la défaite sans comprendre l'urgence.
La volonté de rassemblement affichée des trois candidats semble se neutraliser, en créant un point d'accord. Il n'en est rien. FABIUS, se proclamant le candidat du « non », essaye de se racheter une virginité politique auprès d'une extrême-gauche qui se souvient du social-libéralisme qu'il a toujours appliqué dans son action gouvernementale. DSK, se proclamant candidat de la « social-démocratie », tente de s'approprier les succès européens d'une forme de socialisme inadaptée à la France et propose de s'accomoder d'un libéralisme destructeur en traitant les symptomes à la marge, sans traiter les maux.
Ségolène, elle, se propose d'être la candidate des socialistes et de la gauche. Elle a donc fait le choix de s'adresser aux classes populaires, délaissées par le Parti Socialiste au profit d'un électorat de classes moyennes, urbain et diplômé. Ainsi, Ségolène fait le pari d'enrayer la montée sourde et violente de l'extrême-droite, pour retrouver enfin un équilibre démocratique et républicain.
Ségolène a donc fait le choix de porter le projet socialiste. Elle a aussi fait le choix de donner son avis sur des points essentiels où le projet s'est révélé insuffisant et peu novateur. Ce choix de l'honnêteté est assorti d'une garantie fondamentale : celle du renouveau démocratique qui laissera enfin le choix aux urnes. La démocratie participative se nourrit de responsables politiques comme Ségolène qui n'hésitent pas à donner leur avis sans pour autant prétendre l'imposer, parce que la démocratie représentative trouve ses limites dans l'irresponsabilités de ceux qui prétendent l'incarner.
En tant que jeunes, en tant que rénovateurs, mais surtout en tant que socialistes, volontaires et engagés, nous appelons tous les socialistes à se poser la question de l'avenir, à profiter de l'occasion qui leur est donnée d'exprimer leur choix pour soutenir celle qui peut changer les choses. Encore une fois, et sans hésiter : pour nous, c'est elle !
Paris, le 4 novembre 2006
Les Jeunes Socialistes pour la Rénovation
Commentaires
j'ai comme un peu peur que vous (et nous si elle est investie comme c'est malheureusement asez probable) ayez de solides désilusions si vous escomptez qu'elle ralie à gauche du PS
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