Le blog de Rénover Maintenant en Région PACA

Blog des membres de Rénover Maintenant en Région PACA, composante régionale de l'association et du courant du Parti Socialiste

12 mai 2006

contribution à "Reconstruire la démocratie"

Reçu de Pascal Meziane à Briançon (05)  calou.corbieres@tele2.fr

<p><p>Je suis nouvel adhérent au ps</p></p>

Je suis nouvel adhérent au ps. « Adhérant 20 euro » comme certains les appellent d’une manière condescendante, pourtant issu d’une des plus vieilles familles de gauche du Languedoc. Pas adhérant pour le PS, mais seulement pour soutenir Arnaud et la VIème République. Dans l’espoir secret, avant la trahison du Mans que le NPS ferait scission et créerait son propre parti ce en quoi j’avais sûrement tort. De gauche en tout cas.

Maintenant j’en viens à mon propos.

Reconstruire la démocratie ou plutôt construire enfin une démocratie participative, qui n’a jamais vu le jour en France moderne, accaparée par les élites, pour les élites.

Veaux, moutons à tondre, ânes, ce sont les propos tenus par nos plus grands dirigeants pour qualifier les citoyens français (les plus modestes s’entend) à la moindre velléité de révolte. La France serait devenue une ferme, confiée à la diligence de maîtres soit enclin à l’eugénisme politique, à la prévarication, à l’autoritarisme, mais si peu au service des citoyens.

Nous avons eu de vrais dirigeants socialistes qui ont fait une Politique socialiste, Mendés France, Mauroy, Bérégovoy, (j’en oublie peu), mais si peu de temps avec un sort si funeste.

De quoi on besoin les Français aujourd’hui, d’abord et avant tout qu’on leur rende leur dignité foulée au pied par les dîtes élites. Comment? A travers la VIème république que propose Arnaud, et un retour au militantisme auprès des 15 millions d’ouvriers de ce pays, des 5 millions de laissé pour compte, en leur proposant enfin un contrat social, économique, sécuritaire et un contrat moral républicain. Finalement il y a trois classes sociales en France comme au temps de la monarchie : ceux qui n’ont rien à qui on ne donne rien, ceux qui ont un peu à qui on prend tout et enfin ceux qui ont tout à qui on ne prend rien.

La victoire de la gauche en 2007 je veux y croire, un beau tableau Ségolène président Arnault 1er ministre, la 6ème république.

Cependant autant les oui-ouistes soutenus par les médias et les fameuses élites intellectuelles, les comités poétiques « désir d’avenir » m’exaspèrent. Non seulement je refuse de signer un blanc seing à une quelconque enveloppe charnelle fût elle jolie et plébiscité par les sondages et sans projets à proposer, mais je crains également qu’un tel soutien les yeux fermés ampute le débat politique au sein du parti. Le projet est primordial, et il serait temps que le seul objectif d’une candidature à une fonction politique, soit le service d’une cause, d’un espoir, d’un projet pour amener l’humanité à plus de bien être, de conscience, de civisme, de réflexe républicain, et non d’une ambition. Ou nous perdrons les élections et nous serons responsables de la déliquescence de la république et de la démocratie, parce que nous nous savons le risque réel d’un Sarkozy ou pire de ses alliés d’extrême droite au pouvoir.

Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse, sauf si elle est déjà pleine d’une source fraîche d’eau vive.

<p><p>Je suis nouvel adhérent au ps</p></p>

Posté par rmpaca à 15:55 - Reconstruire la démocratie - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


04 mai 2006

Et voila !!!

reçu de Jean-Pierre Repiquet  à La Ciotat  (Jean-pierre.repiquet@wanadoo.fr)

Et voila !!! Ça devait bien finir par arriver. Nous tous, Montebouriennes et Montebouriens avons été si habiles et convaincants qu'il n'y a plus guère, aujourd'hui, de formation ou de leader politique qui n'ait mis la sixième République à son programme.

Tous s'accordent à reconnaître que le système politique actuel est "usé jusqu'à la corde" et que nos institutions sont "à bout de souffle" à moins que ce ne soit l'inverse. Même la majorité reconnaît la gravité de la crise institutionnelle que la déplorable affaire du CPE a contribué à révéler.

Il est bien rare en politique qu'un sujet fasse aussi soudainement l'objet d'un tel consensus et l'on se dit qu'il est bien heureux le parti qui conduira la réforme correspondante.

 

Une nouvelle constitution pour la France… La prochaine campagne électorale pourrait bien préférer ce thème si empreint d'humanisme romantique et d'enthousiasme républicain à de laborieuses et récurrentes considérations sur l'immigration, l'insécurité urbaine ou le chômage des jeunes.

 

Oui, mais quelle constitution ?

Chacun sa méthode: de la démocratie participative des verts à la république référendaire que de Villiers est allé chiper dans les cartons de Le Pen, tout un inventaire à la Prévert de recettes de bonne gouvernance pour les décennies à venir. L'urgence la plus couramment exprimée consiste à tenter de rapprocher enfin, pouvoir et citoyens.

La qualité de la représentation nationale est en cause. La plupart réclament une représentation plus juste en intégrant toutes les nuances du paysage politique français. Proportionnelle ? Dose de proportionnelle ? Comment trouver le bon dosage ? Certains demeurent attachés au système majoritaire brutal de type anglo-saxon.

Bien des points divisent : l'équilibre des pouvoirs, la fonction présidentielle, le cumul des mandats, la professionnalisation de la vie politique, etc.

Autant de plans de clivage potentiels.

Il n'est pas si facile d'improviser furtivement, en quelques semaines, une proposition cohérente sur une base aussi vaste et complexe. Et, à défaut d'avoir les idées claires et un projet au point, comment capter l'intérêt des Français et les convaincre de rendre leur confiance à des hommes politiques qui sont eux aussi "usés et à bout de souffle".

Un certain Arnaud Montebourg travaille depuis des années sur un projet de constitution de la sixième République…Beaucoup en ont souri mais ne s'en souviennent déjà plus.

Aujourd'hui, une constitution, élaborée sans lui, devrait obligatoirement être revêtue de la mention "née de père inconnu."

 

Desuitement vôtre,

JPR.    

Posté par rmpaca à 21:24 - Reconstruire la démocratie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 avril 2006

Préparation de l’élection présidentielle en 2007

Reçu de René Fiore à Avignon (renefiore@tele2.fr)

<p><p><p>Arnaud a sans doute raison de rencontrer Ségolène, après avoir </p></p></p>

Arnaud a sans doute raison de rencontrer prochainement Ségolène, après avoir rencontré Laurent, car on ne peut ignorer une personnalité, quelle qu'elle soit, susceptible de faire gagner la gauche en 2007.

L'intérêt de sa candidature réside essentiellement dans le fait d'écarter certains éléphants, qui ont trop souvent géré les affaires du pays en donnant "du temps au temps" plutôt qu'en entreprenant des réformes courageuses comme une vraie réforme fiscale, un autre financement de la Sécurité sociale ou un autre mode d’élection des sénateurs, à la proportionnelle intégrale, pour ne citer que ces trois exemples.

L’action de Ségolène ces dernières années, c’était surtout l’évocation de problèmes sociétaux tels que la dénonciation du bizutage dans les grandes écoles, la protection des enfants devant la violence de certains programmes télé, la qualité de la nourriture dans les cantines scolaires, etc... plutôt que celle d'une critique claire de la mondialisation libérale chère à Tony Blair, qui aurait, paraît-il, comme tous les êtres humains, du bon et du moins bon en lui...
On cherche en vain où est le bon côté de ce cher Tony après son soutien inconditionnel à la politique de Bush en Iraq ou à son projet récent de privatisation des écoles publiques…

Faire surtout du sociétal quand des millions de salariés n'arrivent plus à boucler leurs fins de mois à cause de salaires trop maigres, sera-t-il suffisant pour séduire tous les électeurs de gauche PS, Radicaux, Verts, MRC, PC, LCR ou autres alter-mondialistes au second tour de l'élection présidentielle?

Quant à Laurent, l'intérêt de sa candidature, c'est qu'avec un certain courage, il s'est prononcé pour le NON au TCE, à un moment où tous les sondages donnaient le OUI gagnant à plus de 60% et qu’il ferait sans doute plus facilement le plein des voix au second tour, car, ne l'oublions pas, les électeurs de gauche ont voté majoritairement NON à ce traité libéral, d’inspiration giscardienne.

Mais à son passif, il a été ministre et même le premier d'entre eux. Dans la dernière période notamment, ministre des finances, il a commis une faute grave en baissant les impôts sur le revenu plutôt que les impôts indirects, qui représentent près de 80 % du budget de l'état (un record absolu !) et qui frappent indistinctement les riches comme les plus modestes. Cette stratégie devait faire gagner la gauche en 2002. On a vu le résultat le 21 avril !

Quand la gauche, une fois au pouvoir, incorporera-t-elle enfin certains impôts indirects dans les impôts progressifs sur le revenu,  comme les impôts locaux ou certaines contributions de sécurité sociale telle que la CSG ou la CRDS? Le vrai réformisme de gauche, c’est d’abord cela.

Quant au programme, il sera d’abord celui du candidat choisi par le PS, 5ème République oblige... D'ailleurs, Arnaud ne s'y est pas trompé en rencontrant préalablement les futurs candidats.

Comment sortir de ce dilemme ? Et si Arnaud était candidat à la candidature?

Posté par rmpaca à 06:35 - Reconstruire la démocratie - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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