25 septembre 2006
Sortie de crise, ou implosion?
Reçu de Patrick Le Ray (Rénover Maintenant Ile-et-Vilaine)
Effectivement,
face au déni de démocratie dans la procédure de décision de cette
« alliance », imposer un vote en
AG fût notre façon de réagir
(juste et saine) réaction.
Mais depuis, et sans avoir besoin du vote, nous l’avons largement
exprimé ce
refus de « mésalliance ». Il est temps de passer à autres chose...
Je
suis maintenant persuadé que cette proposition de vote est une erreur
(inopportune et «piégeant »). La question sera tj mal posée,
interprétable et divisera le courant – le sens est hors champs, car
derrière le vote sur la démarche d’Arnaud, il s'agit de se positionner
sur la
candidate).
Ce n’est pas la vocation de notre courant d’apporter sa caution à un
candidat
(ouvert aux adhérents non PS qui sont venu pour nos convictions, pas
pour : oui/non S.R).
Nous
ne devrions pas avoir à entériner la démarche d’un militant (Arnaud ou
autre)
tant qu’elle reste personnelle. Nous pouvons la commenter et en
débattre, mais
point. (Devrions nous voter, pour ou contre, la décision de chacun des
membres
du CA ?).
Si,
aujourd’hui, on oblige le courant à se positionner , le problème est de
savoir
ce que nous ferions, alors, après?
Le
résultat du vote va créer ce clivage ou des départs (inefficace pour
« agir », anesthésiants pour ceux qui restent).
Que
l'on soit pour ou contre la démarche d'Arnaud, RM n'égale pas Désirs
d’avenir;
C’est pour ces raisons que nous n’avons pas à impliquer R.M dans la
démarche
personnelle d’un de nos adhérents, (de 10 ou 100 peu importe).
En
refusant ce vote nous gardons notre « autonomie » capacité d’agir et
de critiques.
Arnaud
M. est libre de son choix, on peut le respecter comme chaque adhérent,
mais
c'est à lui de l’assumer, pas à RM.
Ce
n’est pas au sein du PS que nous avons (le plus) à convaincre. La
« bataille » se gagnera sur un projet de gauche « contre
libéral » à l’extérieur. Pour ce, et fidèle à ce qui nous a
rassemblé à RM, il faut pouvoir "parler sans parti pris".
Ainsi,
nous pourrons sortir de l’impasse d’un débat polarisé autour de
« oui/non
à S.R » et passer à autre chose.
Cela
rejoint la proposition de Moglia, qui était la plus sage des décisions,
Non ?
Que
les AG fassent remonter le refus du vote
À méditer…
11 mars 2006
CNE - CPE : le déni de droit et le retour au 19eme siècle !
Reçu le 11 mars 2006 de René Fiore à Avignon mail : renefiore@tele2.fr
Des dizaines de salariés engagés ces derniers mois en contrat nouvelle embauche (CNE) viennent de porter plainte devant les prud'hommes pour licenciement abusif.
Ce nouveau dispositif, destiné aux entreprises de moins de 20 salariés, est en quelque sorte le grand frère du contrat première embauche (CPE), destiné aux jeunes de moins de 26 ans avec sa période d'essai de deux ans dérogatoire au droit commun et la possibilité donnée à l'employeur de licencier un salarié sans aucun motif.
Les raisons des premiers licenciements ont de quoi surprendre :
Un salarié a reçu sa lettre de licenciement le lendemain du jour où il est arrivé avec dix minutes de retard à son travail, suite à un embouteillage dû à un accident de la circulation.
À Grenoble (38), un serveur a été mis à la porte après avoir annoncé à son employeur qu'il allait se faire opérer.
Dans le nord de la France, un boucher a été remercié après avoir fait ses courses en jogging dans le supermarché où il travaillait. La direction lui a notifié que sa tenue portait atteinte à l'image du magasin.
Un salarié agricole de Pauillac (33) a été licencié après avoir réclamé le paiement de ses heures supplémentaires.
Deux salariés, qui s'étaient vu proposer un CNE à la fin de la période d'essai de leur CDI (procédé illégal mais qu'ils avaient accepté pour garder leur emploi), ont été remerciés quelques semaines après avoir signé leur CNE. L'un était commercial dans le secteur de la téléphonie, l'autre salarié dans une petite entreprise d'outillage. Tous deux étaient devenus corvéables à merci et avaient tenté de faire valoir leurs droits.
Un salarié s'est même vu proposer un CNE en cours de CDI... pour se faire licencier quinze jours plus tard.
Cinq salariés d'un magasin de chaussures ont été engagés en CNE avant la période des soldes... puis congédiés juste à la fin de celle-ci.
Pompon de la délicatesse : plusieurs femmes enceintes ont perdu leur emploi après avoir officialisé leur grossesse auprès de leurs employeurs...
Par ailleurs, le nombre de saisies prud'homales actuelles ne refléterait qu'une partie de la réalité car les salariés en CNE n'ont pas toujours le réflexe de saisir les prud'hommes ou d'en parler aux syndicats.
Les jugements qui seront rendus dans les prochains mois pourraient faire autant de jurisprudences. Premier de la liste, un salarié de 51 ans, licencié « sans aucun motif » un mois après avoir contracté un CNE en août 2005, vient de gagner devant les prud'hommes de Longjumeau. La justice lui a donné raison au motif que, « d'après le rapport présenté au président de la République, le CNE est destiné, comme son nom l'indique, à favoriser de nouvelles embauches, et ne peut être utilisé dans le seul but de précariser la situation d'un salarié et d'éluder le droit du licenciement ». L'entreprise devra lui verser 17 500 € de dommages et intérêts.
Le traitement du chômage par le CNE-CPE, si cher aux libéraux de tout poil et à notre Premier ministre s'avère donc un faux espoir pour une partie de ceux qui essuient les pl tres et le nombre de contentieux risque d'exploser à la fin de la période d'essai, lorsque les employeurs auront l'obligation de transformer les CNE en CDI.
La bataille juridique ne fait que commencer !

